LE TEXTILE, LA 2E INDUSTRIE LA PLUS POLLUANTE

Les produits textiles, et en particulier les vêtements, sont des biens de consommation courante. Ils jouent un rôle social et reflètent la personnalité de ceux qui les portent. En 2017, ce secteur représente 60 000 emplois en France et un chiffre d’affaires de 13,4 milliards d’euros. Il est aujourd’hui difficile d’ignorer les nombreuses conséquences environnementales liées à notre consommation ou, plutôt, notre surconsommation. L’industrie du textile n’est pas en reste : elle se place au 2ème rang des industries les plus polluantes au monde et est responsable de 20 % des rejets d’eaux usées et de 10 % des émissions de CO2 dans le monde. 

LES DEGATS DE LA FAST FASHION

Or, moins de 1% des tissus qui composent nos vêtements sont recyclés pour en faire de nouveaux et chaque seconde l’équivalent d’un camion-poubelle de textile est enfoui ou brûlé... Depuis les années 1990, la fast fashion (mode jetable) a accéléré le rythme des collections, augmentant la mise sur le marché de vêtements à des prix toujours plus bas, produits dans les pays en développement. Il s’agit d’un problème dont l’ampleur est difficilement mesurable : le·la consommateur·rice ne se rend pas forcément compte des pollutions que génère la production textile ou des conditions de vie des employés dans les usines. Bien sûr, le·a consommateur·rice ne peut pas agir directement sur ces facteurs. Toutefois, il est en notre pouvoir d’agir sur la manière dont nous consommons. Trouver une alternative à notre consommation est possible.

LES FRANÇAIS S’ENGAGENT VERS UNE MODE RESPONSABLE

65% de Français affirment aujourd’hui que l’engagement des marques et des entreprises en matière de développement durable constitue un critère de choix important au moment de leurs achats mode/habillement. Les marques s’engagent à changer concernant la transparence sur la composition, la fabrication, l’engagement pour moins polluer etc. De nouvelles marques se créent en misant sur leurs valeurs éthiques et écologiques comme par exemple Parisienne et Alors, créée par Laurie Thilmann, ancienne Miss France, qui prône matière naturelle et made in France.

D’autres suivent le phénomène comme Asos qui a lancé une collection dédiée à l’upcycling, “Reclaimed Vintage”. L’upcycling est également présent dans le luxe. Hermès a été précurseur dans le domaine via sa marque Petit h qui se sert des matières premières non utilisées par la maison mère pour créer accessoires et objets décoratifs.

La mode responsable c’est certes une tendance en vogue mais elle s’inscrit dans un changement de mentalité plus ancré et offre de belles perspectives au secteur de la mode qui a besoin d’évoluer.

DE L’UPCYCLING MADE IN ALSACE

Ma petite entreprise contribue à une mode responsable en upcyclant des vêtements de la seconde main qui serait jeté. Rien ne se perd tout se tranforme à l’Atoulier pour mon plus grand plaisir.

Pour tout savoir sur l'upcycling, je vous invite à lire cet article en cliquant ici.